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Lectures...

Publié le 18 Octobre 2010 par lulu balladart in Contes et Poéme et Musique, Citations

mai 2010 181 (1) 

 

 

 

 

 

 

 

"L'espace du tableau

est un mur mais tous les oiseaux y

volent librement à toutes les profondeurs"

                                                                                    Nicolas de Staël

 

 

 

 

 

 

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Le conte des deux rêveurs et l'Alchimiste

« L’Alchimiste de Paulo Coelho, 1988.

Histoire du voyage  initiatique d'un  jeune berger espagnol le conduisant d’Andalousie, aux Pyramides d’Égypte, en passant par Tanger et le désert du Sahara.

Celui-ci découvre sa légende personnelle, grâce à l’aide d’un roi et d’un alchimiste.

 

Histoire en partie inspirée d’une très courte nouvelle de Jorge Luis Borges, Le conte des deux rêveurs.

Une des premières nouvelles de Borges, Le conte des deux rêveurs (1931), recueillie dans Histoire universelle de l’infamie (tr. française 1951, Editions 10/18) :

« Les hommes dignes de foi racontent (…) que vécut au Caire un homme possesseur de grandes richesses, mais si magnanime et généreux, qu’il les perdit toutes à l’exception de la maison de son père, si bien qu’il dut travailler pour gagner sa vie. Il travailla à tel point qu’un beau jour le sommeil s’empara de lui sous un figuier de son jardin. Il vit en songe un homme tout mouillé qui sortit de sa bouche une pièce d’or et qui lui dit : « Ta fortune est en Perse à Ispahan. Va la chercher. » Au matin, il se réveilla, entreprit le long voyage (…) À la fin, il arriva à Ispahan. La nuit le surprit dans l’enceinte de la ville et il s’étendit pour dormir dans la cour d’une mosquée. Contre la mosquée, il y avait une maison et, par décret du Dieu Tout-Puissant, une bande de voleurs traversa la mosquée et entra dans la maison. Les gens qui dormaient se réveillèrent à cause du vacarme que firent les voleurs et appelèrent au secours. Les voisins crièrent aussi, l’officier du guet accourut avec ses hommes et les bandits s’enfuirent par la terrasse. L’officier fit fouiller la mosquée. On trouva l’homme du Caire que l’on rossa si fort à coups de bambou qu’il en faillit mourir. Deux jours après, il reprit connaissance en prison. L’officier le fit amener et lui dit : « Qui es-tu et quelle est ta patrie ? » L’autre déclara : « Je suis de l ‘illustre Cité du Caire et mon nom est Mohammed el Magrebi. » L’officier lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a attiré en Perse ? » L’autre choisit de dire la vérité : « Un homme m’a ordonné en rêve de venir à Ispahan, parce que là était ma fortune. Me voici à Ispahan et la fortune qu’il m’a promise doit être ces coups de bâtons que vous m’avez fait donner si généreusement. »

En entendant ces mots, l’officier rit à se découvrir les dents de sagesse et finit par dire : « Homme insensé et crédule, j’ai rêvé trois fois d’une maison au Caire, au fond de laquelle il y a (…) un figuier, après le figuier une source, et sous la source un trésor. Je n’ai pas accordé le moindre crédit à ce mensonge. Mais toi, né de l’accouplement d’une mule avec un démon, tu as erré de ville en ville sur la seule foi de ton rêve. Que je ne te revoie pas à Ispahan ! Prends ces monnaies et va-t’en !

L’homme les prit et retourna dans sa patrie. Sous la source de son jardin (qui était celle du rêve de l’officier) il déterra le trésor. Ainsi Dieu le bénit, le récompensa et l’exalta. »

 

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