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Ce blog est un espace de partage d’infos créé autour du projet Terramorphoses Art / Culture/Société Retrouver ce projet et ses actualités sur son site: https://www.terramorphoses.com/

Barbara sa vie...sur France Inter

Publié le 29 Juillet 2012 par Balladart in Société, art et culture

du 07/07/2012

L'enfance de Barbara, née Monique Serf. L'enfance dans le quartier des Batignolles.

Une petite fille qui rêve de piano et de chansons. 

Les années de fuite durant la guerre.... à  Tarbes, la nuit de l'irréparable...

 Interviews: Juliette Greco, Bernard Serf le neveu de Barbara, Jean-François Fontana, Marie Chaix, Jacques Chancel, Jérôme Garcin, Boris Cyrulnik....

http://www.franceinter.fr/emission-barbara-en-noir-et-blanc-l-enfance-de-barbara

 

 

du 14/07/2012

La dure école des cabarets parisiens. Barbara chante Brel et Brassens.  À L'Écluse, elle devient « la chanteuse de minuit ». Les premières et timides interviews radio. Une histoire d'amour entre Paris et Abidjan.  Barbara ose ses premières chansons... Un voyage improbable en Allemagne et une chanson pour une amie partie trop tôt...

Interviews: Serge Lama, Jean-Jacques Debout, Lise Payette, Hubert Ballay...

http://www.franceinter.fr/emission-barbara-en-noir-et-blanc-la-vie-de-boheme-en-belgique

 

 

du 21/07/2012

La célébrité… un prix à payer. Les premières rencontres: sa secrétaire Marie Chaix, son agent Charley Marouani, son habilleuse Mine Vergès... ses complices Guy Bedos, Georges Moustaki, Rolland Romanelli et Serge Reggiani...

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=384741 

 

 

Barbara - Dis, Quand Reviendras-tu?

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris

Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi !

Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins

Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

 

 

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 Barbara (Monique Serf 1930-1997)

Comme de nombreuses familles juives, la famille Serf se cache pendant la guerre, de ville en ville, pour échapper aux dénonciations et aux rafles. Les valises sont toujours prêtes pour un éventuel départ précipité.
Le film « De Monique Serf à Barbara » évoque les deux années passées à Saint-Marcellin entre 1943 et 1945.
(Les images sont tirées du documentaire de Pierre Kukawka 2007)


C'est ainsi qu'à lété 1943 nous débarquons à Saint-Marcellin, à proximité du Vercors, haut lieu de la Résistance.
C'était difficile de passer inaperçus lorsque nous arrivions dans une nouvelle localité. Nos parents nous recommandaient de ne rien dire de notre vie.
Ne rien dire, avec cette différence physique et l'arrogance avec laquelle je disais, justement, que j'étais juive .....

Barbara, 27 Avril 1997 (Il était un piano noir ...., mémoires interrompus)

 

Barbara

Au coeur de la nuit (1966, Göttingen)

J'ai le souvenir d'une nuit,
Une nuit de mon enfance
Toute pareille à celle-ci,
Une longue nuit de silence.

Moi qui ne me souviens jamais
Du passé qui m'importune,
C'est drôle, j'ai gardé le secret
De cette longue nuit sans lune.

J'ai le souvenir d'une nuit,
D'une nuit de mon enfance,
Toute pareille à celle-ci,
Une longue nuit de silence.

Soudain, je me suis réveillée.
Il y avait une présence.
Soudain, je me suis réveillée
Dans une demi somnolence.

C'était au dehors. On parlait,
A voix basse, comme un murmure,
Comme un sanglot étouffé,
Au dehors, j' en étais sûre.

J' ai le souvenir d'une nuit,
D'une nuit de mon enfance
Toute pareille à celle-ci,
Une longue nuit de silence.

J'allais, à demi éveillée,
Guidée par l'étrange murmure.
J'allais, à demi éveillée,
Suivant une allée obscure.

Il y eut, je me le rapelle,
Surgissant de l'allée obscure,
Il y eut un bruissement d'ailes
Là, tout contre ma figure.

C'était au cœur de la nuit.
C'était une forêt profonde.
C'était là, comme cette nuit,
Un bruit sourd venant d'outre-tombe.

Qui es-tu pour me revenir ?
Quel est donc le mal qui t'enchaîne ?
Qui es-tu pour me revenir
Et veux-tu que, vers toi, je vienne ?

S' il le faut, j'irais encore
Tant et tant de nuits profondes,
Sans jamais revoir l'aurore,
Sans jamais revoir le monde

Pour qu'enfin tu puisses dormir,
Pour qu'enfin ton cœur se repose,
Que tu finisses de mourir
Sous tes paupières déjà closes.

J'ai le souvenir d'une nuit,
Une nuit de mon enfance,
Toute pareille à celle-ci
Froide et lourde de silence...

 

 

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