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Partout la même logique mortifère...de Notre Dame Landes à l'Amazonie.

Publié le 25 Février 2014 par Terramorphoses

Des chiffres...

58 % de la population française s'opposent au projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes

Selon la ministre de l'Écologie, en 2011, en moyenne 165 hectares, soit 1 650 000 m2 de milieux naturels et terrains agricoles sont détruits chaque jour

Cette surface correspond à un plus de 6 hectares par heure ; soit 68 750 m2/heure ou 19 m2/seconde.

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"La valeur accordée à la nature ne peut se limiter à une estimation monétaire des services rendus ou des dégradations produites. Elle doit également pouvoir être reconnue et respectée hors de toute entreprise de monétarisation."

Dominique "Méda
"La Mystique de la croissance"

Chap. 9

L'obsession de la croissance et de la consommation illimitées représente le mal le plus dangereux du capitalisme contemporain : faute de les maîtriser, c'est l'avenir même de notre planète qui est en jeu. La transition écologique n'est alors plus un futur parmi d'autres, c'est une nécessité politique. Mais elle n'advient pas.Pourquoi et qu' est-ce qu'il faudrait faire pour avancer ? La philosophe et sociologue Dominique Méda nous livre son analyse et ses réponses, en réussissant l'alliage parfait entre la limpidité du pédagogue et le ton enlevé et convainquant de la militante.

Une approche alternative Economistes et sociologues sont d'emblée montrés du doigt pour avoir, à de rares exceptions près, "systématiquement minorés, voire rendus invisibles", les dégâts du progrès sur la nature et sur les hommes. Le débat s'est enfin ouvert ces dernières années, prenant surtout la forme d'une remise en cause de l'indicateur phare de mesure du progrès, le produit intérieur brut (PIB). Mais la floraison des indicateurs alternatifs, issus de l'OCDE, de la Banque mondiale ou de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi, reste prisonnière de deux hypothèses délétères : le capital humain ou l'innovation technique pourront toujours se substituer au capital naturel, lequel n'a pas besoin d'être protégé en soi ; il suffit de donner un prix, une valeur monétaire, à la nature et de conserver les mêmes raisonnements économiques habituels pour résoudre tous les problèmes. Dominique Méda conteste ces hypothèses - ce qui nous vaut notamment une belle critique des travaux de Robert Solow sur le sujet - et dessine les pistes d'une approche alternative. Redonner du sens Il faut par exemple dresser un inventaire du patrimoine naturel de l'humanité que l'on souhaite protéger et décider collectivement d'un indicateur complémentaire au PIB mesurant les dégâts écologiques et sociaux. Les pays industrialisés doivent s'habituer à un monde de croissance faible et être capables de créer de l'emploi par la réduction négociée du temps de travail, par les gisements d'emplois de la transition énergétique et agricole, et par le développement des services de bonne vie. Il faut privilégier les circuits courts et revenir sur la mondialisation. Les confédérations syndicales internationales portent déjà ce combat. Mais seule la puissance publique pourra mener cette transition, de manière centralisée mais négociée. Un programme pour sauver la planète mais aussi redonner sens au travail. Et à nos vies. La mystique de la croissance.

Comment s'en libérer, par Dominique Méda Flammarion, 2013, 265 p., 17 euros.

Source: http://www.alternatives-economiques.fr/la-mystique-de-la-croissance--comme_fr_art_1227_64752.html

Près de Nantes, à Notre-Dame-des-Landes, un projet d'aéroport gigantesque menace 1600 ha de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle. Le projet date des années 1960, pour le Concorde, et les raisons affichées pour sa construction ont beaucoup changé au fil des années et des contre arguments des opposants. Aujourd'hui, alors qu'il n'y a aucun problème de saturation ni de sécurité à l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique et que le contexte ne favorise pas la croissance du secteur aérien, l'Etat, avec l'appui des élus locaux et régionaux (PS et UMP main dans la main sur ce dossier), a attribué la construction et la concession pour 55 ans de cet aéroport soit disant HQE au groupe Vinci. 360 millions d'euros minimum d'investissement public y seraient engloutis. Paradoxalement, le besoin de cette nouvelle construction n'est en rien avéré et aucune alternative ni optimisation de la plateforme existante n'ont été étudiées...

De plus en plus de voix s'élèvent contre ce scandale écologique et économique. Malgré une forte opposition et les démonstrations de l'aberration de ce projet, les études environnementales, archéologiques, etc, avancent avec un important déploiement de forces de l'ordre et une violence policière croissante. Un collectif d'élu-e-s opposé-e-s au projet a été créé en juin 2009. Il réunit actuellement près de 1000 élu-e-s de familles politiques diverses. Ce collectif a financé une étude économique réalisée par un cabinet d'étude indépendant dont la conclusion est sans appel : le projet ne se justifie pas non plus économiquement. Pour plus d'informations sur le Projet d'Aéroport à Notre-Dame-des-Landes et les actions en cours, consultez les sites de l'ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes; http://acipa.free.fr), du CeDpa (collectif d'élus; http://aeroportnddl.fr) et de la Zone A Défendre (http://zad.nadir.org/), ainsi que la page facebook de l'ACIPA (http://www.facebook.com/pages/ACIPA/345153846717) et le fil twitter (https://twitter.com/ACIPA_NDL; hashtag #nddl)

Source: http://acipa.free.fr/Savoir/savoir.htm

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